Une fois de plus, les
« us et coutumes » du pays de Toumaï ne sont pas encore
respectés et la répression ne fait que commencer. Cela se confirme par la
traque des journalistes, bloggeurs, opposants… Il doit toujours se passer
quelque chose dans ce pays, si les armes ne parlent pas, certains de ses fils
sont quelque part entrain de s’immiscer dans les problèmes des autres ou encore
les vrais fils du pays traquent les ennemis de « l’unité nationale »,
ceux qui incitent à la haine, qui osent contredire le maître ou qui ne dorment
pas quand une partie de la population a faim, vit dans l’insécurité ou est
victime de l’impunité. Ce sont eux les ennemis de la république !
Pour
être considéré comme le vrai fils de ce pays, ce n’est pas compliqué. Eh ben,
comme la femme au foyer qui cherche à taire les problèmes internes à l’arrivée
des étrangers voilà l’attitude à adopter. Oui, nous sommes fils d’un unique et
seul pays, indivisible par conséquent nos problèmes restent nos problèmes donc
il n’y a pas question de les porter à l’endroit de l’opinion internationale. Bien
évidemment nous ne pouvons prospérer qu’en adhérant à ces politiques conçues
méticuleusement pour le bien être de tous, des politiques non discriminatoires. La diversité d’opinion et la critique sont
les ennemis de la consolidation cette prétendue unité nationale, elles
intoxiquent le peuple et le divisent.
Pour ce fait, Il reviendrait au
journaliste patriote d’être une marionnette à longueur des journées. Les gestes
temporels de gratitude à l’endroit d’une minorité doivent être clamés hauts et
fort. . Les artistes musiciens doivent dans la même lancée devenir des griots.
Ils doivent « chanter des éloges gratuites, pleines de bassesses »
pour que leurs œuvres soient diffusées dans les médias publics et être appelés
vrais fils du pays mus par le patriotisme. Le rôle dévolue à la population dans
cette vision fictive de l’unité nationale et du patriotisme, est d’organiser
des marches de soutien, d’adresser des messages de félicitation et de soutien
par l’intermédiaire des chefs des communautés au chef de l’Etat afin qu’il
sache que le peuple est derrière lui. Pour espérer atteindre l’émergence d’ici
2025 tant sur le plan économique, social et politique et espérer des jours
paisibles devant soi tout citoyen doit adopter ces comportements.
ALLAH-NDIGTA David
ALLAH-NDIGTA David
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