| (c) Photo Uinicef/Chad/2014/Dionro |
Belle et ravissante, elle n’avait que 11 ans
Elle devait s’asseoir, à la rentrée scolaire, sur le
banc
Quelque part dans un collège de Koumra
Son succès au concours lui a fait pleurer de joie
Voilà qu’un beau matin
Le tamtam annonça son destin
Escortée par des youyous des femmes
Elle a été déviée du chemin qui la conduisait à la
ferme
Au nom de ce qu’on appelle coutume
Il ne restait dans son cœur que de l’amertume
Elle subira le pire supplice de sa vie
Afin de ne pas être dédaignée par son futur mari
L’excision devait faire d’elle « une véritable
femme »
Femme accomplie et soumise préférée des hommes
Cette ville qui la vit naitre, elle ne la reverra
jamais
Tel un feu de brousse, ce départ ravagera ses rêves
à jamais
Mutilée par des humains qui ont perdu leur sens d’humanité
Mutilée par des humains qui ont perdu leur sens d’humanité
Sous l’effet de l’hémorragie, son cadavre regagna la
cité
Pauvre et sans défense, elle a été offerte en
sacrifice
Des milliers s’en sont allées ainsi sous nos regards complices
Des milliers s’en sont allées ainsi sous nos regards complices
ALLAH-NDIGTA DAVID
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A toutes les femmes
mutilées, violentées et victimes de la
barbarie des coutumes. A tous ceux et toutes celles qui ont mené le
combat jusqu’à la pénalisation de l’excision par le législateur tchadien. Le
combat n’est pas terminé car l’épanouissement de la femme tchadienne est très
loin d’être effective.
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