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vendredi 28 novembre 2014

De retour du pays de l’Emergence



(c) photo
A force d’entendre les hommes politiques de chez moi, le Tchad, parler de l’émergence à l’horizon 2025, j’ai fini par en être contaminé, qu’une nuit j’ai fait un rêve. Je rêvais de me retrouver en 2025, année de notre émergence. Ce voyage dans le monde inconscient aidé par la clairvoyance des chanteurs d’éloge de l’émergence m’a permis de découvrir la beauté de celle-ci.  Alors pour ceux qui n’auront pas la chance d’aller jusqu’en 2025 pour vivre avec nous ce Tchad où il fera bon vivre, j’ai essayé à travers de billet de faire une description de ce que j’aie vue à travers mon rêve.

Janvier 2025 IDI serait à la fin de son sixième mandat, mandat encouragé par des motions de soutien de ses partisans pour achever ce qu’il a entrepris depuis 35 ans et qu’aucun autre tchadien ne pourra mener à bon terme.

La présidence est délocalisée depuis quelques temps à Amdjarasset ainsi que ministères. Dans cette gigantesque forteresse sous la haute surveillance des militaires français qui ont entre temps, à la demande du Grand Guerrier du Sahel, accepté de délocaliser aussi leur base militaire à Amdjarass. Cette ville natale du Grand Camarade est devenue depuis l’émergence l’eldorado où tous les tchadiens y viennent chercher du travail. Le désert, qui était la caractéristique de cette contrée fait place à une magnifique forêt artificielle comme celle de
Yatir en Israël et à des vastes étendus de champs irrigués où l’on cultive du coton, des arachides, du blé, des pommes de terres, bref toutes les cultures assurant l’autosuffisance alimentaire de 1.284.00 Km2du Tchad. La zone industrielle construite à 25 km de Amdjarass attire de nombreux investisseurs venus de tous les continents grâce à son aéroport international où il y a toutes les trente minutes des vols de multitudes compagnies aériennes.Amdjarass est devenu un havre de paix où s’affluent les soudanais et les libyens fuyant leurs interminables guerres civiles.

A N’djamena, l’ancienne capitale du Tchad, la vie est devenue calme. Les coupures d’eau et d’électricité sont devenues des vieux souvenirs et ce, grâce à l’exploitation de la chute Ghottio. On peut sortir à n’importe quelle heure sans avoir peur d’être agressé par les brigands allergiques aux billets de banque, motos, bijoux en or et téléphones de marque. Ces brigands ont mis fin aux agressions grâce à la politique sociale « zéro chômage au Tchad » du cinquième quinquennat de Idriss DébyItno.Grâce au prix du ciment qui a été considérablement diminué, les maisons en « dour-dour » ont disparu  faisant place aux duplex et maison en dur dont les devantures sont parsemées de pavé, non à la demande de l’ancienne maire Ngarlemdana. Les  fonctionnaires quant à eux ont, depuis quelques années,cessé leurs sempiternelles revendications étant donné que les commerçants véreuxsont sous le contrôle de l’Etat donc n’ayant aucune possibilité de créer les pénuries et inflations des denrées alimentaires et de carburant.

Vitrine de l’Afrique centrale, la propriété est devenue le reflex des populations de N’djamena. Les tas d’immondices qui supplantaient certains quartiers, les rendant dégueulasses pendant la saison des pluies n’existent plus. Car l’actuelle maire de N’djamena  a rompu avec les vieilles habitudes de détournement de fond de ses prédécesseurs. Toutes les rues et ruelles de N’djamena sont bitumées et les inondations, la boue et les moustiques, véritable calvaire des N’djamenois d’autrefois, sont devenus des lointains souvenirs dont les enfants de l’émergence n’auront plus la malchance de revivre.

L’administration publique a été assainie grâce à la politique deméritocratie « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut »du quatrièmequinquennat du PR faisant renvoyer derrières les barreaux tous les vautours de la République. Par ailleurs, l’extermination des mangoustes a donné du succès à l’opération cobra, faisant du crédit au pays chez la fondation Mo Ibrahim qui le met en tête du classement de l’indice de bonne gouvernance. Grâce à la connexion 9 G de Airtel et Tigo et à la fibre optique, l’on a plus besoin de courir dans les rues de l’ancienne capitale à la recherche d’une connexion haut débit. Les intellectuels et les opposants tchadiens de la diaspora sont rentrés au bercail à la suite de « la politique de la main tendue » prônée par le Digne fils du pays, leur garantissant sécurité et vie sauve.

Le pays dans son entièreté est désenclavé grâce à d’importants réseaux de communication. Tous les coins et recoins du pays de Toumaï  sont desservis grâce aux réseaux routiers et ferrés. Des vastes programmes de dotation des écoles en infrastructure conséquente ont fait disparaitre  des écoles en hangar qui sont, jadis, victimes des aléas climatiques. La baisse vertigineuse de niveau, caractéristique principale de l’éducation nationale, a été combattue avec vigueur aussi bien le mariage précoce, forcé et les Mutilations Génitales Féminines qui ont, longtemps asservi, la femme tchadienne.

Les populations des zones rurales, éleveurs et agriculteurs, grâce au code pastoral, ont appris depuis à peu vivre en cohésion, loin de la complicité des commandants de brigade. Les étudiants qui avaient l’habitude de faire le mille mètre avant d’obtenir leur bourse, la perçoivent régulièrement.

Au moment où je me rendrais à Doba dans le Logone oriental, la région productrice de pétrole, afin de prendre de ses nouvelles, j’ai été réveillé par le muezzin. Mais ce qui est sûr, aidé par les 5% des revenus pétroliers, Doba ne sera pas loin de Doha…

Cher (e) s compatriotes,comme une révélation, c’est cet eldorado qui nous attend dans dix ans. Quoiqu’il en soit, soyez patient (e) s et acceptez de souffrir en attendant  car la prospérité n’est plus loin.  L’heure est à l’unité et au travail.

ALLAH-NDIGTA DAVID

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