C’est officiel depuis le 17 octobre dernier, le Tchad a fait son
entrée au conseil de sécurité à l’issu d’un vote au cours duquel il a
recueilli 184 voix sur 191 votants. Elu pour la toute première fois, le
Tchad entamera son mandat de deux ans à partir de janvier 2014. Un
événement qui a suscité une vive émotion au Tchad mais dont les contours
méritent une attention particulière. Comment le Tchad en est-il arrivé
là ? En réalité à qui profite cette élection ? Retour sur l’ombre de
cette élection qui a fait l’objet de nombreuses critiques.
Si d’aucuns sont surpris par cette élection du Tchad comme membre non permanent au conseil de sécurité, il n’y a en réalité rien de surprenant. Ce n’est que l’aboutissement d’une politique murie, réfléchie et mise en place par le gouvernement depuis près d’une décennie. En effet, ayant été le théâtre d’incessants conflits armés qui l’ont conduit au bout du chaos, le Tchad a choisi comme stratégie l’augmentation des charges de la défense pour pouvoir faire face aux groupes rebelles qui, à plusieurs reprises, ont failli évincer le régime en place. L’exploitation du pétrole de Doba et les revenus qu’elle a générés ont très vite permis au Tchad de s’approvisionner en armes pour pouvoir contrer les rebelles. Le pays est alors entré dans une phase de militarisation qui a entrainé l’accroissement sans cesse des dépenses militaires. De moins de50 milliards FCFA de dépenses militaires avant l’exploitation du pétrole en2003, ces dépenses ont grimpé jusqu’à 275 milliards FCFA en 2008. Cette situation a inquiété beaucoup d’activistes des droits de l’homme qui ont reproché au Tchad la redistribution disproportionnelle des revenus pétroliers.A quoi serviraient les armes dans un pays comme le Tchad classé toujours à la traine d’Indice de Développement Humain du PNUD ? En réalité, plusieurs étapes nous restent à franchir avant de prétendre nous hisser au sommet des instances représentatives des Nations Unies. Il va sans dire que s’armer devient un impératif pour le rétablissement de la sécurité intérieure mais il n’en demeure pas moins que le bien être socio-économique de la population constitue l’une des urgences.
Ayant pu mettre fin aux rebellions et faire la paix avec le Soudan, accusé de commanditer les rebellions, le Tchad est alors passé de la sécurisation du pays vers la quête de notoriété sur la scène internationale. Cela se justifie par sa participation aux différentes interventions militaires en dehors du pays. Figurant pourtant parmi les pays les plus pauvres de la planète, le Tchad a été le seul à assumer sa facture lors de l’intervention militaire au Mali environ 244 millions €. Quel serait le mobile d’un tel engagement ?
Très souvent pointé du doigt pour les violations flagrantes des droits de l’homme dont les plus récentes sont les circonstances qui ont entourées la prétendue tentative de conspiration de mai dernier, cette intervention était l’occasion pour le Tchad de redorer son blason sur la scène internationale et de passe d’ « un acteur passif à un acteur actif », d’après le Président Deby. Elle est pour ainsi dire le résultat d’une géostratégie bien réfléchie par le président Idriss Deby Itno. Le Tchad se réjouit d’avoir participé à la reconquête de la souveraineté du Mali, mais si ce même effort pouvait être déployé pour la restauration de la paix en RCA qui se trouve à proximité du Tchad par rapport au Mali et, où il y’a chaque jour des pertes en vie humaine,ç’aurait été louable. Le climat d’insécurité qui sévit en Centrafrique est une menace pour toute la sous-région et le Tchad, son voisin, ne sera donc pas épargné.
En somme, à quoi servirait-il de crier à l’exploit si l’on sait que plus de la majorité de nos compatriotes, au pays, vit en deçà du seuil de la pauvreté ? L’impératif est d’utiliser rationnellement les ressources du pays afin qu’elles soient profitables à tous les tchadiens, sans distinction aucune, plutôt qu’à rechercher des gloires qui ne nous arrangent pas.
Si d’aucuns sont surpris par cette élection du Tchad comme membre non permanent au conseil de sécurité, il n’y a en réalité rien de surprenant. Ce n’est que l’aboutissement d’une politique murie, réfléchie et mise en place par le gouvernement depuis près d’une décennie. En effet, ayant été le théâtre d’incessants conflits armés qui l’ont conduit au bout du chaos, le Tchad a choisi comme stratégie l’augmentation des charges de la défense pour pouvoir faire face aux groupes rebelles qui, à plusieurs reprises, ont failli évincer le régime en place. L’exploitation du pétrole de Doba et les revenus qu’elle a générés ont très vite permis au Tchad de s’approvisionner en armes pour pouvoir contrer les rebelles. Le pays est alors entré dans une phase de militarisation qui a entrainé l’accroissement sans cesse des dépenses militaires. De moins de50 milliards FCFA de dépenses militaires avant l’exploitation du pétrole en2003, ces dépenses ont grimpé jusqu’à 275 milliards FCFA en 2008. Cette situation a inquiété beaucoup d’activistes des droits de l’homme qui ont reproché au Tchad la redistribution disproportionnelle des revenus pétroliers.A quoi serviraient les armes dans un pays comme le Tchad classé toujours à la traine d’Indice de Développement Humain du PNUD ? En réalité, plusieurs étapes nous restent à franchir avant de prétendre nous hisser au sommet des instances représentatives des Nations Unies. Il va sans dire que s’armer devient un impératif pour le rétablissement de la sécurité intérieure mais il n’en demeure pas moins que le bien être socio-économique de la population constitue l’une des urgences.
Ayant pu mettre fin aux rebellions et faire la paix avec le Soudan, accusé de commanditer les rebellions, le Tchad est alors passé de la sécurisation du pays vers la quête de notoriété sur la scène internationale. Cela se justifie par sa participation aux différentes interventions militaires en dehors du pays. Figurant pourtant parmi les pays les plus pauvres de la planète, le Tchad a été le seul à assumer sa facture lors de l’intervention militaire au Mali environ 244 millions €. Quel serait le mobile d’un tel engagement ?
Très souvent pointé du doigt pour les violations flagrantes des droits de l’homme dont les plus récentes sont les circonstances qui ont entourées la prétendue tentative de conspiration de mai dernier, cette intervention était l’occasion pour le Tchad de redorer son blason sur la scène internationale et de passe d’ « un acteur passif à un acteur actif », d’après le Président Deby. Elle est pour ainsi dire le résultat d’une géostratégie bien réfléchie par le président Idriss Deby Itno. Le Tchad se réjouit d’avoir participé à la reconquête de la souveraineté du Mali, mais si ce même effort pouvait être déployé pour la restauration de la paix en RCA qui se trouve à proximité du Tchad par rapport au Mali et, où il y’a chaque jour des pertes en vie humaine,ç’aurait été louable. Le climat d’insécurité qui sévit en Centrafrique est une menace pour toute la sous-région et le Tchad, son voisin, ne sera donc pas épargné.
En somme, à quoi servirait-il de crier à l’exploit si l’on sait que plus de la majorité de nos compatriotes, au pays, vit en deçà du seuil de la pauvreté ? L’impératif est d’utiliser rationnellement les ressources du pays afin qu’elles soient profitables à tous les tchadiens, sans distinction aucune, plutôt qu’à rechercher des gloires qui ne nous arrangent pas.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire